SoufiStudio
Rûmî

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« Il battit le soufi quand il le trouva seul; il le tua à moitié et lui fendit le crâne. Le soufi dit: « Mon temps est passé, mais, ô mes camarades, prenez bien soin de vous-mêmes! « Vous me considériez comme un ennemi. Voyez! Je ne suis pas plus un ennemi que ce scélérat. « Cette coupe que j’ai bue doit être bue par vous, et une telle gorgée est ce qui est dû à chaque fripouille.» Ce monde est comme une montagne, et toutes tes paroles reviennent à toi avec l’écho. Après que le jardinier en eut terminé avec le soufï, il inventa un prétexte du même genre que le premier, 2190 Disant: « Ô mon sharif, va à la maison, car j’ai fait cuire de minces gâteaux de pain pour le petit déjeuner. « A la porte de la maison, dis à Qaymâz d’aller chercher ces gâteaux et l’oie.» L’ayant envoyé, il dit à l’autre: « Ô toi à la vue perçante, tu es un juriste; cela est manifeste et certain. « Mais lui, ton ami, un sharif! C’est une prétention absurde de sa part. Qui sait qui a commis un adultère avec sa mère? « Est-ce que tu feras confiance à une femme et aux actions d’une femme? La considéreras-tu comme d’esprit faible, et ensuite la croiras- tu? « Maint imbécile en ce monde »

Mawlânâ Jalâl ad-Dîn Rûmî

Le Mathnawî