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« comment un frais jouvenceau choisirait-il une vieille femme décrépite? Celui qui est beau attire à lui la beauté; sache-le et récite les femmes bonnes à ceux qui sont bons5. En ce monde, chaque chose attire quelque chose: le chaud attire le chaud et le froid attire le froid. Ceux qui sont sans valeur attirent ceux qui sont sans valeur; ceux qui sont éternels sont réjouis par ceux qui sont éternels. Ceux du Feu attirent ceux du Feu, ceux de la Lumière recherchent ceux de la Lumière. Quand tu fermes les yeux, tu te sens gêné: comment la lumière de l’œil se passerait-elle de la lumière de la fenêtre? Ta gêne est causée par la lumière de ton œil qui s’efforce de se joindre rapidement à la lumière du jour. Si tu éprouves de la détresse quand tes yeux sont ouverts, sache que tu as fermé l’œil de ton cœur, et ouvre-le. Sache que cette détresse est la nostalgie des yeux du cœur qui recherchent la Lumière infinie. Puisque la séparation d’avec ces deux lumières impermanentes t’a apporté de la gêne, de sorte que tu ouvris les yeux, La séparation d’avec ces deux lumières éternelles t’apportera donc de la gêne: préserve-les bien! 90 Puisqu’il m’appelle, je vais regarder pour voir si je suis digne d’être attiré (à Lui) ou si je n’ai pas de chance de l’être. Si une belle personne se fait suivre par quelqu’un de laid, ce n’est que pour se moquer de lui. Comment, je me le demande, pourrai-je contempler mon propre visage, pour voir comment je suis, pareil au jour ou pareil à la nuit? Pendant longtemps, j’ai cherché l’image de mon âme, mais nul ne réfléchissait mon image. « Après tout, me dis-je, à quoi sert un miroir? A ce que chacun puisse savoir ce qu’il est, et qui il est. « Le miroir de fer n’est que pour les formes extérieures; le miroir qui montre l’aspect du cœur est d’un grand prix. « Le miroir de l’âme n’est rien d’autre que la face de l’Ami, la face de l’Ami qui est de la patrie spirituelle.» J’ai dit: « Ô mon cœur, recherche le Miroir universel, va vers la Mer; tu n’atteindras pas ton but par la seule rivière.» Dans cette quête, ton esclave arriva enfin au lieu de ta demeure, comme les douleurs de l’enfantement conduisirent Marie vers le palmier6. Quand ton œil est devenu un œil pour mon cœur, mon cœur aveugle s’est noyé dans la vision. J’ai vu que tu étais le Miroir universel pour toute l’éternité; j’ai vu dans tes yeux ma propre image. J’ai dit: « Enfin, je me suis trouvé moi-même; dans Ses yeux, j’ai trouvé la Voie de Lumière.»Mon instinct trompeur me disait: « Prends garde! Ce n’est que ton image: distingue ton essence de ton image;» Mais mon image parla à partir de tes »