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Rûmî

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« Comment le coq prédit la mort du hodjâ ais demain, il va certainement mourir: son héritier, en célébrant son deuil, va égorger un bœuf. « Le propriétaire de la maison mourra et quittera ce monde: en vérité, demain tu auras une grande quantité de nourriture. « Les notables et le peuple recevront des morceaux de pain et de bons repas et des viandes dans tout le quartier. « La viande du bœuf sacrifié et des galettes de pain seront rapidement distribuées aux chiens et aux mendiants.» La mort du cheval et de la mule et celle de l’esclave étaient destinées à détourner le malheur de cet homme stupide. Il échappa à la perte de la richesse et du chagrin causé par cette perte: il augmenta sa fortune, mais versa son propre sang. Ces austérités des derviches, à quoi servent-elles? C’est que la peine infligée au corps est en réalité la vie éternelle des esprits. 3350 A moins qu’un pèlerin (mystique) obtienne la vie éternelle de son moi (spirituel), comment ferait-il de son corps une chose faible et périssable? Comment s’adonnerait-il à des actes d’altruisme et de dévotion, à moins de voir le salut de son âme en échange de ce qu’il donne? Celui qui donne sans attendre aucun gain — celui-l »

Mawlânâ Jalâl ad-Dîn Rûmî

Le Mathnawî