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Rûmî

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« Comment la femme accepta les dires de son mari, et pria Dieu de lui pardonner ses propres paroles uand la femme vit qu’il était furieux et impossible à convaincre, elle se mit à pleurer. En vérité, les larmes sont l’artifice de la femme. Elle dit: « Quand ai-je imaginé de telles paroles de ta part? Je souhaitais de toi quelque chose de différent.» La femme se mit à s’humilier elle-même: « Je suis ta poussière, disait- elle, je ne suis pas digne d’être ton épouse. « Corps et âme et tout ce que je suis sont à toi; l’autorité et le pouvoir t’appartiennent entièrement. « Si, en raison de la pauvreté, mon cœur a perdu patience, ce n’est pas pour moi, mais pour toi. « Tu as été mon remède dans l’affliction: je désire que tu ne sois pas dans l’indigence. 2400 « Sur mon âme et conscience, ceci n’est pas à cause de moi- même: ces plaintes et ces gémissements sont à cause de toi. « Je jure par Dieu qu’à chaque moment je mourrais volontiers pour toi devant toi. « Si seulement ton âme, à laquelle mon âme est dévouée, était consciente des pensées les plus intimes de mon âme! « Puisque tu as une si mauvaise opinion de moi, je suis devenue lasse d’âme et de corps. »

Mawlânâ Jalâl ad-Dîn Rûmî

Le Mathnawî