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« c’est un vent de mon ânon. « Entre vingt vents, je reconnais ce vent, comme le voyageur connaît ses provisions de route.» Le hodjâ bondit sur ses pieds et, perdant patience, il saisit le paysan par le col, S’écriant: « Ô imbécile, ô coupe-lacet, tu as fait preuve d’hypocrisie, tu as mangé du haschich et de l’opium. « Au milieu de trois obscurités, tu reconnais le vent de ton âne: comment ne me reconnais-tu pas, ô écervelé? « Celui qui reconnaît un ânon à minuit, comment ne reconnaîtrait-il pas un ami de dix années?» Tu fais semblant d’être un mystique enivré, tu jettes de la poussière aux yeux de la générosité, Disant: « Je n’ai même pas conscience de moi-même, dans mon cœur, il n’y a place pour rien d’autre que Dieu. « Je ne me souviens pas de ce que j’ai mangé hier, mon cœur ne trouve sa joie que dans l’émerveillement. 670 « Je suis sain d’esprit, et fou de Dieu: rappelez-vous cela, et puisque je suis hors de moi, excusez-moi… »