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« 74 LE LIVRE DES HALTES Poème 17 1 -t.1 l j l l 1 l! l j l 1 l 3 Ô moi, qui suis-je, si je ne suis pas Toi? Ô toi, qui es-Tu, si Tu n'es pas moi? Qu 'en est-il en votre for intérieur? Vous dites « Divinité!», et «j'adore l» Et vous affirmez une multiplicité et, de ce fait, vos intelligences défaillent. Lorsque d'entre nous forent retirés le 'ayn et l'alif, Alors fat enlevé le voile qui nous distinguait, 4 Cela, au moment où le "moi" n'est plus Ton adorateur, Et que Tu n'es plus l'Adoré; c'est là que disparaît notre voile! 1 2 Vers 2. - Vous dites « Diuinité l», et «j'adore»: on peut traduire aussi: « Sois serviteur!», « et adore!»; « Considère-toi comme serviteur!». C'est l'affirmation de la Divinité, Ilâh dans le texte, qui nécessite de se placer comme serviteur ou adorateur. Le terme Ilâh, à l'origine, désigne ce qui plonge dans la stupéfaction et doit être adoré puisque incompréhensible par les facultés humaines. Vers 3. - le 'ayn et l'alif: la lettre 'ayn désigne l'essence "personnelle" ('ayn) d'un être qui, "avant" la prise de conscience de la Non-Dualité de la Réalité, se distingue de l'Essence divine symbolisée par l'alif, première lettre du Nom Allâh. Le "retrait »