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Al-Ghazâlî

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« de connaître « les vérités profondes des choses » (haqâ'iq al-umûr). Quand il écrivait le Michkât, sans doute y était-il parvenu. Sa réserve à en parler ne doit pas être attribuée à une sorte de discipline du secret, plus ou moins analogue à celle des organisations initiatiques ismaé- liennes qu'il avait précisément combattues. Il n'y a pas pour lui un ésotérisme en marge de l'enseignement traditionnel, et la « vérité » (haqîqa) ne s'oppose pas à la Loi (charra). Il y a seulement de l'inexprimable dans l'expérience spirituelle. S'il lui faut malgré tout traiter de ce qui est caché et intérieu »

Abû Ḥâmid Muḥammad al-Ghazâlî

Le Tabernacle des Lumières